Par Ian Sweeney

Pour beaucoup de personnes, le 21 septembre peut être un jour sans aucune signification spéciale. Pourtant, en 1981, le Jour International de la Paix a été instauré par l’Assemblée Générale des Nations Unies et il a été choisi le 21 septembre comme date fixe annuelle pour rappeler au monde de se dévouer aux idéaux de la paix – tant au dedans que parmi toutes les nations et peuples.

La date a été choisie originellement pour coïncider avec l’ouverture de la Session de l’Assemblée générale des Nations Unies, et le premier Jour de la Paix a été observé le 21 septembre 1982.

En préparation pour le Jour de la Paix de 2015, le Secrétaire des Nations Unies a fait cette demande : « J’appelle toutes les parties en conflit à déposer leurs armes et à observer un cesser le feu mondial. Je leur dis : arrêtez les tueries et la destruction, et créez de l’espace pour une paix durable. » 1 Ban Ki-Moon a fait appel au monde pour laisser la place à la paix en commençant par un jour ! Triste à dire, bien que le Secrétaire générale de l’ONU appelle à seulement un jour de paix, c’est fortement improbable d’y arriver une jour.

Les appels pour la paix ne sont pas nouveaux. Quelques 2000 ans en arrière, Jésus, durant son premier message public relaté, a fait cette déclaration suivante : « Bienheureux ceux qui apportent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu, » (Matthieu 5 :9). En tant que fondateur de la plus grande religion mondiale, Jésus a prononcé une bénédiction sur ceux qui « apportent la paix ».

Toutefois, je connais bien l’accusation qui est souvent faite qui dit que « la religion est la cause de la guerre » ; pourtant, Jésus a formellement dit que ceux qui le suivraient devraient être des pacificateurs ! Chaque jour, lorsque nous regardons, lisons ou entendons les nouvelles, il nous est rapporté toutes les pertes, les victimes et les conséquences de la guerre. C’est sûrement, donc, un bon moment pour réexaminer ce que Jésus voulait dire en appelant ceux qui Le suivraient à être des pacificateurs.

L’ONU appelle le monde à cesser les hostilités le 21 septembre, mais faire la paix pour Jésus est plus que juste cesser les hostilités ou l’absence de guerre. Les parties en guerre peuvent arrêter de se lancer des bombes ou des missiles les uns sur les autres, mais, bien que cela soit positif, le catalyseur pour reprendre les hostilités peut demeurer présent si les fractions nourrissent encore la haine et la méfiance.

Pour Jésus, promulguer la paix s’étend dans le royaume de nos attitudes et sentiments. En fait, dans le même discours qu’Il a fait au début de Son ministère, Jésus a aussi mis au défi Ses auditeurs d’examiner leurs idées préconçues. Il a dit, « vous avez entendu qu’il a été dit, « aimez vos prochains, et haïssez vos ennemis. » mais, Moi Je vous dis, « aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, pour que vous soyez appelés enfants de votre Père qui est au ciel… » (Matthieu 5.43-45). Le sens ne pouvait pas être plus clair : les « fils » ou disciples de Dieu ne sont pas seulement engagés dans des activités de pacificateurs, ils sont appelés à aimer ces peuples, ces personnes qui peuvent les haïr passionnément !

Le mot que Jésus utilise dans Matthieu 5.9 pour la paix vient de l’hébreu « shalom ». Alors que « shalom » est utilisé pour saluer ou dire au-revoir, dans un sens plus profond, il décrit la paix comme englobant des relations personnelles harmonieuses et de bonne volonté ininterrompue entre les personnes.2

La paix/shalom dont Jésus a parlé, décrit non seulement ce qui est absent, mais aussi ce qui est présent. Pour Lui, l’absence de guerre n’est pas assez pour assurer la paix (shalom), mais la présence de relations harmonieuses l’est. En effet, s’il y a de bonnes relations entre les personnes, il est évident qu’il n’y aura aucune raison ou nécessité pour la guerre – car les personnes ne vont pas faire la guerre aux personnes qu’elles aiment et dont elles prennent soin.

Il faut aussi dire que Jésus a prononcé une bénédiction sur ceux qui Le suivraient et seraient pacificateurs. Il n’a pas prononcé une bénédiction sur toutes les personnes qui seraient aimantes de la paix. Quelqu’un qui aime la paix, n’est pas la même chose qu’un pacificateur. Ceux qui aiment la paix évitent les scènes de conflits pour garder leur propre paix, mais le pacificateur va intervenir dans une zone de conflits entre des factions au risque de sa propre santé et sécurité. Les pacificateurs reconnaissent que la paix n’est pas obtenue par une échappatoire ou le fait d’éviter, mais à travers une intervention.

Les pacificateurs sont des personnes qui travaillent activement en vue de leur objectif de paix. Les pacificateurs peuvent travailler sur un plan national ou international, à tous les niveaux, à un niveau personnel ou juste entre deux personnes. Les pacificateurs ont pour but la restauration des relations brisées.

Ceux qui suivent Jésus deviennent pacificateurs, parce que Lui, leur leader, leur a donné l’exemple. En fait, parmi tous les titres donnés à Jésus, il y a celui de « Prince de la Paix » (Esaïe 9.6)

Quand Sa naissance a été annoncée aux bergers à Bethleem, les anges ont déclaré, « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre parmi les hommes de bonne volonté. (Luc 2.14). Dans une des dernières conversations avec Ses disciples, Il a légué Sa paix : « Je vous laisse ma paix ; je vous donne ma paix. Je ne la donne pas comme le monde la donne….. (Jean 14.27)

L’histoire de Jésus qui meurt sur la croix Le décrit comme un pacificateur, essayant de réconcilier l’humanité à Dieu, nous ramenant à une relation harmonieuse et aimante avec notre Créateur. En fait, quelques-unes des dernières paroles de Jésus sur la croix étaient pour Son Père alors qu’Il priait pour Ses ennemis qui L’avaient placé là : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23.34). Jésus est l’exemple suprême de l’histoire d’un pacificateur ! Ainsi, les pacificateurs d’aujourd’hui feront tout leur possible pour être comme Jésus, s’efforçant à « produire des relations justes entre les hommes » (William Barclay, The Plain Man Looks at the Béatitudes, page 94).

Cette année, le Jour International de la Paix du 21 septembre peut ne pas aboutir à une cessation d’hostilité à travers le globe, mais cela va certainement nous rappeler le besoin de paix. Pour donner le ton au Jour de la Paix de l’année dernière, plus de 1000 responsables du secrétariat de l’ONU sont sortis dans la rue et ont formé ces mots, visibles du ciel : WHAT R U DOING 4 PEACE ? (que fais-tu pour la paix ?)

Que va être ton message ?

1 http://www.un.org/en/events/peaceday/

2 http://www.jewishdictionary.org/hebrew-words/shalom.html

Traduction : Corine Claus